
Selon les derniers chiffres du baromètre industriel de l’État, l’emploi industriel en France continue de progresser, alors même que le pays perd encore des usines. Un paradoxe qui traverse l’économie française depuis plusieurs années et qui s’est confirmé cet été, avec des données qui viennent nuancer le débat sur la désindustrialisation.
Depuis 2017, la France affiche un solde net positif d’environ 130 000 emplois créés dans l’industrie, porté par un solde cumulé de 400 usines ouvertes sur la période. Mais ce mouvement de fond coexiste avec une réalité plus rude sur le terrain : sur les six premiers mois de 2026, 91 usines ont fermé leurs portes en France.
Deux économies industrielles qui coexistent
Le baromètre distingue des filières clairement gagnantes d’autres en difficulté. L’industrie verte arrive en tête des créations nettes de sites (+26), suivie par la défense, l’aéronautique et le spatial (+19), puis l’électronique (+12). À l’inverse, les fermetures touchent en priorité des secteurs plus traditionnels, notamment le textile et la sidérurgie, souvent portés par des PME et des entreprises de taille intermédiaire plus vulnérables aux chocs de compétitivité.
Cette dynamique à deux vitesses n’est pas propre à la grande industrie : elle se retrouve aussi dans les choix individuels des actifs, entre statut salarié classique et alternatives comme le portage salarial ou l’entreprise individuelle, de plus en plus envisagées face aux mutations du marché du travail.
Un ralentissement à surveiller
Le solde net d’ouvertures et d’extensions de sites industriels s’établissait à +19 en 2025, contre +88 un an plus tôt : un ralentissement marqué, même si la tendance reste positive. Autre signal encourageant, la part de l’industrie dans le PIB français est repassée au-dessus du seuil symbolique des 10 %, après des années de recul continu.
Ce ralentissement de la dynamique de création nette de sites fait écho à d’autres indicateurs du marché du travail suivis de près par les pouvoirs publics, comme le recul récent des nouveaux contrats d’alternance malgré le cap du million d’apprentis en poste, qui traduit lui aussi des tensions sur l’insertion professionnelle des jeunes actifs.
Pourquoi ce paradoxe compte pour les actifs
- Les créations nettes d'emplois se concentrent sur des filières stratégiques (énergie verte, défense, électronique), ce qui suppose des compétences souvent différentes de celles des secteurs qui ferment
- Les fermetures touchent en priorité les PME et ETI, plus exposées aux chocs économiques que les grands groupes
- La progression de la part de l’industrie dans le PIB reste fragile et pourrait être remise en cause si le rythme des fermetures s’accélère
Dans ce contexte incertain, la gestion du pouvoir d’achat et de l’épargne reste une préoccupation forte pour les ménages concernés par ces mutations de l'emploi, dans la lignée de la récente revalorisation du taux du Livret A, qui vise justement à soutenir l’épargne populaire.
Questions fréquentes
L'emploi industriel augmente-t-il vraiment en France ?
Oui sur longue période : environ 130 000 emplois industriels nets ont été créés depuis 2017, malgré la fermeture régulière de sites, notamment dans les secteurs traditionnels.
Combien d’usines ont fermé en France en 2026 ?
Le baromètre industriel de l’État recense 91 fermetures d’usines sur les six premiers mois de l’année 2026.
Quels secteurs créent le plus d'emplois industriels aujourd’hui ?
L’industrie verte, la défense-aéronautique-spatial et l’électronique sont les filières qui affichent les créations nettes de sites les plus importantes.
Sources
- Ministère de l’Économie — Baromètre industriel de l’État
- Industrie en France : l'emploi repart à la hausse malgré une continue perte d’usines
- La Dépêche de l’Aube — Derrière les chiffres, la casse de l'emploi industriel
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale