
Rééduquer un patient après un accident vasculaire cérébral, une fracture complexe ou une opération lourde reste un parcours long, coûteux et inégal selon les régions. À Dijon, le CHU Bourgogne mise sur un pari inédit : transformer la rééducation grâce à un lieu unique où hôpital, chercheurs et industriels testent ensemble, sur de vrais patients volontaires, les technologies de demain.
Baptisé REALISTIC — pour « REAdaptation, tiers-LIeu d’expérimentation de Solutions et Technologies Innovantes Collaboratives » — le projet a été retenu dans le cadre de l’appel à projets national « Tiers-Lieux d’Expérimentation » du plan France 2030. Il ambitionne de devenir une plateforme de référence pour faire émerger, tester puis déployer plus vite des innovations en réadaptation.
Un lieu où patients, soignants et industriels travaillent ensemble
Concrètement, REALISTIC met à disposition un espace hospitalier où des robots de rééducation issus de la high-tech, des dispositifs de réalité virtuelle, des objets connectés et des outils s’appuyant sur l’intelligence artificielle peuvent être évalués en conditions réelles avant leur mise sur le marché. L’objectif affiché est double : accélérer le passage de l’idée à l’usage clinique pour les industriels, et permettre aux patients de bénéficier plus tôt de prises en charge innovantes.
- Des technologies testées directement au contact des équipes de rééducation du CHU ;
- Un accompagnement des porteurs de projets, de la conception jusqu’à l’accès au marché ;
- Un ancrage dans un écosystème régional déjà structuré autour de la santé numérique.
Un consortium qui mêle recherche publique et grands industriels
Le projet s’appuie sur un consortium large associant l’Université de Bourgogne, l’association d’usagers France Assos Santé, la structure de valorisation Santenov, ainsi que des industriels comme Proteor, Samsung Electronics ou encore Thales. Cette diversité de partenaires doit permettre de couvrir toute la chaîne de l’innovation, de la recherche académique jusqu’à l’industrialisation, en gardant la voix des patients au centre des décisions. Un ancrage qui profite aussi à l’emploi et à la formation des professionnels de santé de la région.
Cette dynamique s’inscrit dans un mouvement plus large de technologies innovantes déployées dans les établissements publics français, qui cherchent à réduire l’écart entre la recherche de pointe et son usage quotidien par les professionnels de terrain.
Pourquoi cela concerne aussi l’accès aux soins de proximité
Au-delà de la performance technologique, l’enjeu est aussi territorial. Comme le rappellent d’autres initiatives menées en parallèle pour rapprocher les soins des habitants, la réadaptation reste un maillon souvent sous-doté du parcours de soins, en particulier hors des grandes métropoles. En structurant un pôle d’innovation autour de la rééducation, le CHU Dijon Bourgogne espère aussi irriguer, à terme, les pratiques dans les structures de proximité de toute la région Bourgogne-Franche-Comté.
Les premiers résultats concrets de REALISTIC ne sont pas encore documentés publiquement, mais le projet illustre une tendance de fond : la santé numérique ne se limite plus aux grands centres de recherche parisiens et s’installe durablement dans les CHU de région.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que le projet REALISTIC du CHU Dijon Bourgogne ?
C’est un tiers-lieu d’expérimentation retenu dans le cadre de France 2030, où des technologies de rééducation (robotique, réalité virtuelle, objets connectés, intelligence artificielle) sont testées en conditions réelles avec les équipes soignantes et des patients volontaires.
Qui participe au projet ?
Un consortium associant l’Université de Bourgogne, l’association France Assos Santé, la structure de valorisation Santenov et des industriels comme Proteor, Samsung Electronics et Thales.
Ce type de projet peut-il bénéficier aux patients suivis hors des grands centres hospitaliers ?
C’est l’un des objectifs affichés : accélérer le transfert des innovations validées à Dijon vers l’ensemble des structures de soins et de rééducation de la région.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale