Onze romans empilés sous une lampe de lecture, atmosphère de librairie
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Il existe des adieux discrets, et il existe celui d’Antoine Volodine. Pour clore une carrière d’écrivain amorcée il y a plus de quarante ans, l’auteur a choisi un geste sans précédent dans l’histoire de l’édition française : publier onze romans chez onze éditeurs différents, tous en librairie à partir du 24 août.

Une performance littéraire inédite

Le principe est aussi simple que spectaculaire. Onze maisons d’édition, parmi lesquelles Robert Laffont, Seuil, Actes Sud ou encore Minuit, ainsi que des structures plus confidentielles comme La Volte ou Verdier, publient chacune un roman signé du même nom de plume : Infernus Iohannes. Chaque ouvrage, d’une longueur comprise entre 150 et 320 pages, peut se lire indépendamment des dix autres et dans n’importe quel ordre.

Derrière ce nom d'emprunt se cache Antoine Volodine, pseudonyme lui-même utilisé depuis les années 1980 par l’écrivain de son vrai nom Jean Desvignes, figure du mouvement littéraire qu’il a baptisé le « post-exotisme ». Les titres des onze livres, parmi lesquels Ultimes sursauts, Mémoire, mode d’effroi, Survies minuscules ou encore Malaise chez les plongeuses, dessinent un univers sombre et onirique, fidèle à l’esthétique qui a fait la réputation de l’auteur.

Un adieu assumé à l’écriture

Ce projet n’est pas un simple coup éditorial : il marque, selon l’auteur lui-même, la fin de son aventure littéraire. Volodine évoque un geste artistique qui signe une conclusion, en référence à l’âge et à la maladie. Le dernier des onze romans, intitulé Retour au goudron, constitue le 49e et dernier texte de l’ensemble de son œuvre post-exotique, une saga entamée il y a des décennies et qui s’achève, comme l’auteur l’avait annoncé de longue date, sur la phrase « Je me tais ».

  • 11 romans publiés simultanément à partir du 24 août
  • 11 maisons d’édition différentes, des plus prestigieuses aux plus confidentielles
  • Un même nom de plume commun aux onze couvertures
  • Le 49e et dernier texte du cycle post-exotique entamé dans les années 1980

Pourquoi cette rentrée littéraire retient l’attention

Cette initiative intervient alors que la rentrée littéraire d’automne s’annonce dense, avec 461 nouveaux romans attendus en librairie entre la mi-août et octobre selon les recensements habituels du secteur. Dans cette profusion, la démarche de Volodine se distingue par son ambition formelle plutôt que par sa promotion médiatique classique : aucune interview ne devait initialement accompagner la sortie des onze titres, l’œuvre étant censée parler d’elle-même.

Pour les amateurs de littérature en quête d’expériences de lecture originales, l’exercice invite à une forme de jeu : composer son propre parcours de lecture parmi les onze romans, sans ordre imposé. Un dispositif qui trouve un écho dans d’autres pans de la vie culturelle où l’expérimentation formelle occupe une place croissante, et qui pourrait inspirer d’autres sorties culturelles de la rentrée pour les lecteurs en quête de nouveauté.

Questions fréquentes

Faut-il lire les onze romans pour comprendre l’œuvre ?

Non, chaque roman se lit de façon autonome. L’auteur a conçu les onze textes pour qu’ils puissent être abordés indépendamment les uns des autres et dans n’importe quel ordre.

Qui est réellement Antoine Volodine ?

Antoine Volodine est le pseudonyme littéraire utilisé depuis les années 1980 par un écrivain français, figure du courant qu’il a lui-même nommé le post-exotisme, un univers narratif sombre mêlant politique, mémoire et fiction spéculative.

Où trouver ces onze romans ?

Les onze titres sont publiés par des maisons d’édition différentes et disponibles en librairie à partir du 24 août, chacun sous sa propre couverture et son propre éditeur.

Sources

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Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

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