Chantier de construction de logements neufs, illustration de la reprise du secteur immobilier en France
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Après trois années de crise, le secteur de la construction de logements retrouve des couleurs en France. Les derniers chiffres officiels, publiés par le ministère chargé du Logement, montrent que les mises en chantier frôlent à nouveau la barre symbolique des 300 000 unités sur douze mois, un seuil que le pays n’avait pas revu depuis la chute de 2023. Mais ce frémissement coïncide avec une remontée des taux de crédit immobilier, qui pourrait freiner la demande au moment même où l’offre recommence à sortir de terre.

Un seuil symbolique retrouvé après le creux de 2023

En 2023, seuls 287 100 logements avaient été mis en chantier en France, le niveau le plus bas enregistré depuis 1996, largement sous le seuil de 302 000 constructions annuelles recommandé par le Secrétariat général à la planification écologique pour répondre aux besoins du pays. Trois ans plus tard, la tendance s’inverse : sur les douze mois courant d’août 2025 à juillet 2026, environ 300 000 logements ont été mis en chantier, soit une hausse de 18,7 % sur un an et de 24,4 % sur les trois derniers mois à fin juillet. Le seul mois de juillet 2026 a vu démarrer 27 677 chantiers, en progression de 8,9 % par rapport à juin.

Les permis de construire, eux, restent à la peine

Ce rebond des chantiers ne doit pas masquer une réalité plus nuancée : le nombre de permis de construire accordés reste faible. Entre août 2025 et juillet 2026, 370 673 logements ont été autorisés à la construction, un chiffre inférieur de 9,5 % à la moyenne des cinq années précédentes. Autrement dit, les chantiers qui démarrent aujourd’hui correspondent surtout à des projets autorisés il y a plusieurs mois, voire plusieurs années ; le flux de nouveaux permis, qui alimentera les mises en chantier de demain, ne suit pas encore le même rythme. Plusieurs marchés locaux illustrent ce redémarrage inégal, un sujet suivi de près dans notre rubrique immobilier et construction : à Strasbourg, les logements neufs affichent une hausse de 22 % en cinq ans, avec des prix d’entrée dès 101 000 euros, tandis qu’à Charleville-Mézières les prix progressent de 7,4 % sur un an et qu’à Montrouge, aux portes de Paris, la hausse reste plus mesurée, à 1,6 % par an.

Le crédit immobilier se tend à nouveau

Autre paradoxe : ce redémarrage de la construction intervient alors que les taux de crédit immobilier repartent à la hausse. En octobre 2026, les taux moyens s’établissent autour de 3,50 % sur 15 ans, 3,66 % sur 20 ans et 3,75 % sur 25 ans, avec une progression de 10 à 18 points de base en un seul mois, la plus forte hausse mensuelle observée depuis le début de l’année. Le taux d’usure, plafond légal au-delà duquel une banque ne peut plus prêter, est désormais fixé à 5,40 % pour les prêts de 20 ans et plus. Pour un ménage qui envisage d’acheter dans le neuf, cette remontée réduit mécaniquement la capacité d'emprunt, au moment même où de nouveaux logements commencent à sortir de terre. Nos repères sur le financement et l’économie peuvent aider à anticiper ces variations avant de signer.

Ce que cela change pour les futurs acquéreurs

  • Les logements dont la construction démarre aujourd’hui n’arriveront sur le marché que dans 12 à 18 mois en moyenne : l’effet sur l’offre disponible n’est donc pas immédiat.
  • La faiblesse persistante des permis de construire laisse craindre un nouveau tassement de l’offre neuve à moyen terme si la tendance ne se redresse pas.
  • La hausse des taux réduit le pouvoir d’achat immobilier : un dossier de financement mérite d’être consolidé avant toute visite ou réservation sur plan.
  • Les écarts régionaux restent marqués, certaines villes moyennes offrant encore des prix d’entrée nettement inférieurs à ceux des grandes métropoles.

Autre évolution à connaître pour les locataires comme pour les propriétaires bailleurs : depuis le 1er octobre 2026, les contrats types de location vide, meublée et de colocation à bail unique ont été actualisés. Un point à vérifier avant de renouveler ou de signer un nouveau bail, à retrouver dans nos astuces et conseils.

Questions fréquentes

Pourquoi les mises en chantier augmentent-elles alors que les permis de construire restent faibles ?

Parce qu’un chantier qui démarre aujourd’hui correspond souvent à un permis accordé plusieurs mois, voire plusieurs années plus tôt. Le rebond actuel des mises en chantier reflète donc en partie le déblocage de projets déjà autorisés, pas nécessairement une reprise durable des nouvelles autorisations.

La hausse des taux de crédit immobilier va-t-elle durer ?

Les taux ont connu en octobre 2026 leur plus forte progression mensuelle depuis le début de l’année, mais aucune donnée officielle ne permet à ce stade d’anticiper une tendance sur plusieurs mois : les professionnels du secteur recommandent de comparer les offres au moment de monter son dossier plutôt que de se fier à une projection.

Le nouveau seuil de 300 000 logements mis en chantier est-il suffisant ?

Il reste proche du seuil de 302 000 constructions annuelles recommandé par le Secrétariat général à la planification écologique pour couvrir les besoins du pays, mais n’a pas encore été dépassé de façon durable : la reprise est réelle, mais encore fragile.

Sources

Ministère de la Transition écologique – Construction de logements, résultats à fin juillet 2026
CIBTP Île-de-France – Construction : vers les 300 000 logements mais une filière toujours sous tension
Pretto – Crédit immobilier en octobre 2026 : une nouvelle hausse des taux attendue

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Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

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