
Pour des milliers de communes rurales ou de quartiers prioritaires, l’administration ne se déplace plus seulement au guichet : elle vient directement sur la place du village. Un nouvel appel à projets vise à financer 50 bus France Services supplémentaires, ces véhicules aménagés qui apportent l’aide administrative là où les services publics fixes ont reculé.
Porté par l’Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT), ce dispositif permet à une collectivité ou à un opérateur local de percevoir jusqu’à 60 000 euros par projet pour l’achat du véhicule et son équipement : connexion internet, tablettes, imprimante, et surtout un agent formé pour accompagner les démarches liées aux impôts, à la retraite, à l'emploi, à la santé ou au renouvellement d’une pièce d’identité.
Une réponse mobile à la fermeture des guichets
Le principe n’est pas nouveau : le réseau France Services, qui rassemble déjà près de 3 000 points d’accès fixes à travers le pays, s’appuie depuis plusieurs années sur des antennes itinérantes pour couvrir les zones où aucun local ne peut être maintenu à l’année. Une trentaine de bus sillonnent déjà les quartiers de la politique de la ville, où l’éloignement n’est pas géographique mais social et numérique.
Avec ce second appel à projets, l’objectif affiché est de doubler la flotte disponible et de couvrir des territoires encore mal desservis, notamment dans les zones de montagne, les archipels et les communes rurales trop isolées pour justifier l’ouverture d’un point fixe. L’accès au bus reste, comme dans toutes les France Services, gratuit et sans condition de ressources, généralement sans rendez-vous préalable.
Pourquoi ce format séduit les collectivités
- Un coût d’entrée maîtrisé : contrairement à l’ouverture d’un local permanent, un bus mutualise son passage sur plusieurs communes selon un planning tournant.
- Une réponse à la disparition des services physiques : fermeture d’agences bancaires, de bureaux de poste ou de trésoreries, le bus vient combler un vide identifié localement, dans la même logique que la présence postale territoriale aujourd’hui sous tension.
- Un accompagnement humain face au tout-numérique : les démarches en ligne restent un obstacle pour une partie des usagers, en particulier les personnes âgées ou peu à l’aise avec l’informatique.
- Une brique dans un maillage plus large : ce dispositif s’ajoute aux outils déjà déployés pour aider les usagers à localiser le bon guichet en un clic et compléter le réseau France Services, qui vise à terme les 3 000 points d’accès sur tout le territoire.
Les collectivités et opérateurs candidats doivent monter un dossier auprès de l’ANCT, en justifiant le territoire desservi et le besoin identifié. Une fois retenu, le projet bénéficie d’un accompagnement pour la mise en service et l’intégration au réseau labellisé France Services, avec les mêmes exigences de qualité de service que les structures fixes.
Questions fréquentes
Qui peut demander le passage d’un bus France Services dans sa commune ?
Ce sont les collectivités locales ou les opérateurs publics qui déposent un dossier auprès de l’Agence nationale de la cohésion des territoires, en justifiant le besoin du territoire concerné. Un particulier ne peut pas candidater directement, mais peut solliciter sa mairie ou son intercommunalité.
Le service rendu à bord est-il payant ?
Non. Comme dans toutes les structures labellisées France Services, l’accompagnement est gratuit et ouvert à tous, sans condition de ressources ni rendez-vous obligatoire dans la plupart des cas.
Quelles démarches peut-on effectuer dans un bus France Services ?
Les agents à bord aident notamment pour les démarches fiscales, les dossiers de retraite, les recherches d'emploi, l’assurance maladie ou le renouvellement de papiers d’identité, avec un accès à des tablettes et une connexion internet.
Sources
- Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT)
- Aides-territoires.beta.gouv.fr
- La Lettre du Cadre territorial
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale