
Quelques jours à peine après la rentrée, une large partie des Françaises avait déjà le sentiment d’avoir perdu la main sur leur emploi du temps. C’est ce que révèle une étude menée par l’institut OpinionWay pour la marque Yves Rocher, intitulée « Les femmes et le temps pour soi : un rendez-vous manqué ». Un travail qui met des chiffres précis sur un sentiment diffus : celui d’un temps pour soi qui s’évapore dans le tourbillon du quotidien.
Un temps pour soi grignoté dès la rentrée
Selon cette enquête, environ 43 % des Françaises estimaient déjà, autour du 10 septembre, ne plus disposer d’un moment à elles, à peine une dizaine de jours après la reprise du travail et de l’école. Un chiffre qui illustre à quelle vitesse les bonnes résolutions de rentrée – reprendre le sport, lire, souffler – cèdent la place aux impératifs familiaux et professionnels. Le phénomène rejoint d’ailleurs des constats déjà documentés sur les effets des horaires atypiques sur la santé, où fatigue et manque de récupération s’accumulent au fil des semaines.
Des interruptions permanentes et un sentiment de culpabilité
Au-delà de l’instantané de rentrée, l’étude dresse un constat plus large sur l’année entière :
- Près d’une femme sur deux estime ne plus avoir de temps pour elle-même
- 90 % des répondantes disent voir leurs rares moments personnels régulièrement interrompus
- 80 % ressentent le besoin de rester joignables ou de se justifier lorsqu’elles s’accordent une pause
Ce sentiment de devoir « justifier » un moment pour soi rappelle les difficultés déjà observées chez les travailleurs indépendants pour délimiter leur temps de travail : la frontière entre disponibilité professionnelle, charge familiale et vie personnelle s’efface, quel que soit le statut.
Une marque lance un mouvement sur les réseaux sociaux
Face à ces résultats, Yves Rocher a lancé le mouvement #DésoPasDispo sur Instagram, TikTok et Facebook, invitant les femmes à partager les sollicitations qui grignotent leur temps personnel. L’objectif affiché n’est pas de vendre un produit miracle, mais de rendre visible un phénomène resté largement dans l’angle mort : le temps pour soi n’est pas un luxe accessoire, c’est une ressource qui s’érode silencieusement. Une prise de parole qui s’inscrit dans une tendance plus large de sensibilisation au bien-être, à l’image des initiatives collectives comme Septembre Bouge, le mois national de l’activité physique, qui cherche elle aussi à réintroduire des gestes simples dans des emplois du temps saturés.
Reprendre la main : quelques leviers concrets
Sans prétendre résoudre le problème en une checklist, plusieurs pistes ressortent des recommandations d’experts du bien-être pour limiter cette érosion du temps personnel :
- Bloquer de courtes plages horaires non négociables dans l’agenda, même 15 minutes
- Accepter de ne pas être joignable en permanence, sans se justifier
- Répartir plus équitablement les tâches domestiques et parentales au sein du foyer
- Privilégier des gestes courts mais réguliers plutôt qu’un grand projet bien-être jamais tenu
Questions fréquentes
Qu’est-ce que l’étude OpinionWay pour Yves Rocher a mesuré exactement ?
Elle a interrogé des femmes sur la place du temps personnel dans leur quotidien, les interruptions qu’il subit et les freins qui les empêchent de se l’accorder pleinement.
Pourquoi le chiffre de 43 % concerne-t-il spécifiquement la rentrée ?
Parce qu’il montre à quelle vitesse, dès les premiers jours après l’été, les bonnes intentions de temps pour soi laissent place aux contraintes du quotidien.
Qu’est-ce que le mouvement #DésoPasDispo ?
C’est une campagne lancée par Yves Rocher sur les réseaux sociaux pour inviter les femmes à partager les sollicitations qui empiètent sur leur temps personnel.
Sources
OpinionWay — La Revue du Digital — Titres Presse / Femina
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale