
En quelques années, un sport venu d’Espagne a bouleversé le paysage sportif français. Le padel en France vient officiellement de franchir le cap symbolique du million de pratiquants, une progression qui en fait aujourd’hui la discipline la plus dynamique de l’Hexagone. Derrière ce chiffre, c’est toute une économie locale, des clubs de tennis et des habitudes de loisirs qui se réinventent.
Un million de joueurs et une croissance à deux chiffres
Selon les données consolidées par plusieurs observateurs du secteur, la France comptait environ 186 000 pratiquants de padel en 2020. Cinq ans plus tard, ce chiffre est monté à 850 000, avant de franchir la barre du million au début de l’année 2026. La progression annuelle du nombre de joueurs dépasse régulièrement 30 % par an depuis le début de la décennie, un rythme rarement observé pour un sport de raquette en France.
Du côté des licences fédérales, la Fédération Française de Tennis (FFT), qui gère aussi le padel, recensait plus de 272 000 licenciés padel fin 2025. Parmi eux, 157 118 joueurs ont disputé au moins un tournoi officiel sur les douze derniers mois, signe que la pratique compétitive suit elle aussi le mouvement.
Des terrains qui poussent partout sur le territoire
Ce succès populaire s’accompagne d’un développement rapide des infrastructures : la France compte désormais plus de 4 000 terrains de padel, répartis dans plus de 1 200 clubs, dont plus de la moitié sont semi-couverts ou entièrement couverts. Plus de 600 clubs de tennis historiques ont fait le choix d’intégrer des courts de padel à leurs installations, une reconversion qui leur permet de diversifier leurs revenus tout en attirant un public plus jeune et plus mixte.
- Plus d’1 000 000 de pratiquants recensés début 2026
- Plus de 4 000 terrains sur le territoire national
- Plus de 1 200 clubs, dont 600+ anciens clubs de tennis convertis
- Une croissance annuelle supérieure à 30 % depuis 2020
Pourquoi un tel engouement ?
Plusieurs facteurs expliquent cette envolée. Le padel se pratique en double sur un terrain plus petit qu’un court de tennis, ce qui le rend accessible aux débutants dès les premières séances : les échanges sont plus longs, plus ludiques, et l’apprentissage technique moins exigeant qu’au tennis. Le format en double favorise aussi la dimension sociale du jeu, très recherchée dans les pratiques sportives de loisirs depuis la crise sanitaire.
Pour les gestionnaires de clubs, la conversion d’un ou plusieurs courts de tennis en terrains de padel représente également une opportunité économique : les créneaux se réservent plus facilement, la fréquentation est plus régulière, et l’investissement initial reste modéré comparé à d’autres équipements sportifs. Un argument qui pèse dans les décisions des structures associatives comme des porteurs de projets privés qui observent ce marché avec attention, à l’image de nombreuses initiatives dans le secteur du business et de l’entreprise.
Ce que cela change pour les pratiquants
Pour les Français qui souhaitent s’y mettre, la multiplication des clubs signifie une offre plus accessible géographiquement et des tarifs de location qui restent, pour l’instant, contenus par la concurrence entre structures. Certains observateurs du secteur alertent toutefois sur un risque de saturation dans les zones urbaines les plus denses, où la demande de créneaux dépasse déjà l’offre de terrains disponibles aux heures de forte affluence.
Questions fréquentes
Le padel est-il plus facile à apprendre que le tennis ?
Oui, la plupart des pratiquants s’accordent à dire que les bases du padel s’acquièrent plus rapidement grâce à un terrain plus petit et des murs qui permettent de prolonger les échanges, même pour les débutants.
Faut-il une licence pour jouer au padel en club ?
Une licence FFT n’est pas obligatoire pour louer un terrain dans la plupart des clubs privés, mais elle devient nécessaire pour participer aux compétitions officielles et bénéficier de l’assurance associée.
Pourquoi autant de clubs de tennis se convertissent-ils au padel ?
La conversion permet de diversifier les revenus des clubs, de répondre à une demande croissante et d’attirer un public plus large, tout en nécessitant un investissement souvent plus abordable que la construction de nouveaux équipements sportifs complets.